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Le monde informatique est-il en roue libre ? C’est la question que se pose Ozérim face aux rachats et aux augmentations tarifaires incontrôlables qui en découlent. Nous faisons le point sur la situation, avec quelques idées de solutions à la clé.
Les augmentations tarifaires n’ont rien de nouveau.
Toutefois, certaines peuvent faire froid dans le dos, en particulier en cette fin d’année 2024. On ne parle pas de 2 ou 3 %, mais bien de hausses à plusieurs zéros, souvent en provenance de gros éditeurs américains !
Comme des milliers d’entrepreneurs, vous avez probablement été pris dans la tourmente Silae, le logiciel de renom dédié à la paie, utilisé principalement par les experts-comptables.
Et pour cause : on parle d’une augmentation tarifaire de 300 %, pour un logiciel de paie qui monopolise 80 % de parts de marché en France.
Après un tollé de la part des experts-comptables, la société aixoise a (légèrement) revu sa copie, annonçant des tarifs un peu moins agressifs, avec une augmentation étalée sur les trois prochaines années.
Ce n’est malheureusement pas la seule explosion tarifaire du moment dans le monde informatique…
À la suite de son rachat par Broadcom, le spécialiste de la virtualisation VMware a, lui aussi, augmenté ses prix, modifiant notamment son système de licence perpétuelle au profit de licences mensuelles.
Une modification qui va engendrer des coûts supplémentaires pour son parc de clients. L’opérateur américain AT&T évoque une véritable explosion de… 1 050 % des tarifs !
En France, Orange et Thalès ont entamé des procédures en référé auprès du tribunal de commerce. Les jugements sont actuellement en attente et l’Europe semble s’intéresser de près à l’affaire. Il faut dire que VMware détient 45 % du marché de la virtualisation.
À son échelle, OVHcloud a indiqué des augmentations de prix allant jusqu’à 59 % pour ses offres liées à VMware.
On continue ?
Citons maintenant Citrix, qui, au travers de son programme CSP, a augmenté le prix de ses licences mensuelles de 100 %. Un véritable coup dur pour les partenaires de la société américaine, qui vont devoir s’orienter vers des licences annuelles s’ils veulent éviter ce surcoût.
Toujours du côté des géants US, Microsoft a augmenté de 10 % à 17 % « seulement » ses prix pour System Center, Office Suites, Dynamics et Windows Server. Rappelons qu’en début d’année, ce sont Office 365 et Exchange qui avaient vu leurs tarifs croître.
Pour finir ce tour d’horizon, nous évoquerons Autodesk, célèbre éditeur de logiciels de CAO, qui a brusquement changé de façon de faire avec ses revendeurs.
L’entreprise américaine travaille maintenant en circuit direct, portant un coup dur à ses revendeurs qui réalisaient du chiffre grâce à leurs marges…
N’oublions pas non plus le rachat d’EBP par CEGID, avec un actionnariat à majorité américaine. Là aussi, l’augmentation tarifaire n’est probablement pas loin, même si elle n’a pas encore été évoquée.
Le point commun à tous les cas cités plus haut dans cet article ? Une forte dépendance des utilisateurs. Qu’ils soient américains ou non, des géants comme Silae, Microsoft, Citrix ou encore VMware ont su se rendre incontournables pour les entreprises modernes.
De fait, ils ont maintenant tout pouvoir pour établir leurs propres règles.
Un comportement digne du Far West, que nous peinons à accepter chez Ozérim…
C’est pourquoi les principales recommandations d’Ozérim sont les suivantes :
Plus globalement, Ozérim porte une attention particulière aux démarches des éditeurs US qui clairement ne font aucun compromis et ne laissent aucun choix. Cela ne veut pas dire qu’en Europe, ce n’est pas pareil !
Nos propos ne sont pas de dire que les USA sont les méchants, mais étant très bien implantés en Europe avec de larges parts de marché, nous voyons leurs pratiques au quotidien.
Cela implique d’être encore plus vigilant avec les éditeurs états-uniens sur la relation commerciale et leur politique tarifaire. VMware, Citrix, Microsoft, Adobe, Autodesk… Leurs prix ont explosé durant ces dernières années !
Il n’y a pas qu’eux et des alternatives existent avec une démarche plus indépendante ou plus saine :
Faites preuve d’ouverture et acceptez de changer vos habitudes. Il y va de notre souveraineté numérique !
Vous voulez en discuter avec notre équipe ? Nous sommes à votre écoute pour étudier vos besoins et vous proposer des alternatives viables !
Sources : communiqué CEGID/EBP, Silicon.fr, LaRevueDuDigital.com, L’UsineDigitale.fr, RHmatin.com, LinkedIn Thomas Bourgeois, Distributique.com, LeMagIT.fr, ChannelNews.fr
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